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16 septembre 2021

Du Rififi à la Banque Postale Comme une bouteille à la mer

 

Comme mes deux tourtereaux ont bloqué le moyen de valider ma transaction de la carte bleue pour payer l’envoi en ligne, je laisse au destin le soin de la faire parvenir à son destinataire !

 

 à

Monsieur Antoine LISlSOWSKI

Président Directeur Général

La Banque Postale

115 Rue de Sèvres, 75006 Paris, France

de

Jean Pierre Bouvier

Ancienne Ecole des Bandet

73670 Saint Pierre d’Entremont

Compte courant N° 07.....28

 

Cher Monsieur,

Je vous prie de me pardonner pour la forme recommandée de cette lettre, je ne cherche qu’à m’assurer que vous l’avez bien reçue.

Et c’est avec regret que je me vois dans l’obligation de devoir occuper un peu de votre temps, le mien aussi par la même occasion, afin de tenter de résoudre auprès de vous un conflit sans intérêt, ni pour moi-même, ni pour la Banque Postale.

Le 2 août je me suis rendu au bureau de poste pour effectuer un changement de numéro de téléphone pour CertiPlus ainsi que pour une validation de CB récemment renouvelée.

Pour cela, j’ai présenté ma carte d’identité délivré au nom de BOUVIER JEAN PIERRE ; depuis ma naissance, mon prénom est composé des deux premiers prénoms de mon acte de naissance et cet usage apparait dans tous les documents administratifs me concernant.

Alors que l’adjonction d’un tiret avait été validée antérieurement par vos services, votre informatique ne permettant pas de procéder autrement, votre opératrice a décidé que l’on m’appellerait JEAN et non JEAN PIERRE.

Non seulement elle a falsifié mon identité mais de plus, il semblerait que son action ait eu comme conséquence de planter CertiPlus de sorte que je ne puis plus effectuer de virement et que dans peu de temps, je ne puisse plus accéder à mes comptes en ligne que l’âge m’oblige à utiliser le PC.

Bien entendu, j’ai la possibilité d’avoir recourt dans un premier temps à un référé d’urgence pour que mes droits soient rétablis mais je pense, et vous-même certainement, que cette situation n’a pas lieu d’être.

Je vous présente à nouveau mes excuses pour accaparer ainsi de votre temps et en souhaitant trouver une solution auprès de vous, je vous prie de croire en mes salutations distinguées.

Jean Pierre Bouvier,

Saint-Pierre-d’Entremont le 15 septembre 2021,

 

Du Rififi à Banque Postale Episode 1

 

 

Saison 1 – Episode 1 La grenouille qui s’imaginait plus grosse que le bœuf

 

Avertissement : Quoiqu'elle puisse être impliquée dans cette affaire qui ne laisse entrevoir actuellement qu’une affaire de coucherie entre un directeur gestionnaire de compte client et sa subordonnée, cheffe de poste à La Poste, non, il ne serait pas vrai de dire que La Banque Postale chercherait à se débarrasser des vieux sous quelque prétexte que ce soit. Maintenant, qu’un directeur gestionnaire de compte cherche à se débarrasser du vieux con que je suis, comme je le comprends !

 

Ce texte du premier épisode a été rédigé sous le coup de la colère bien compréhensible et justifiée, a été diffusé par morceau sur mon compte tweeter et c’est pourquoi, par honnêteté, même si l’on veut toujours arrondir les ronds, je l’ai repris sans rien en changer.

 

La #BanqueBPostale a décidé que désormais je m'appellerais JEAN plutôt que JEAN PIERRE conformément à ma carte d'identité. Elle avait ajoute un tirer pour être conforme à son informatique qui n'accepte pas les espaces.

Bon, je reste cool depuis une dizaine d'année.

 

#BanqueBPostale Ayant besoin de changer de n° de téléphone affecté à la sécurité des transactions que j’effectue en ligne afin de valider l’opération en cours, je me rendais avec confiance au bureau de poste de Saint-Pierre-d’Entremont (73670).

 

La cheffe #BanqueBPostale m’accueillit et je lui exposais le but de ma visite. Elle me demanda ma carte d’identité et assise devant son ordinateur, elle opéra afin de changer le numéro de téléphone. Mais… Il y a toujours un mais lorsque se profile ennuis à l’horizon !

 

« Entre JEAN et PIERRE sur votre carte d’identité il n’y a pas de tiret. »  J’expliquais que j’étais bien cool de l’accepter alors que la #BanqueBPostale ne savait entrer un prénom composé des deux premiers inscrit à l’acte de naissance. Elle supprima le tiret et ce qui suivait.

 

#BanqueBPostale Le résultat ne se fit pas attendre, dès lors que je voulu valider une transaction la page de l’appli pour la faire ne s’ouvrit pas, sécurité oblige. La grenouille qui se voulait plus grosse que le droit pour tout citoyen d’user d’un prénom stable et durable avait gagné.

 

Dans quelques jours, je ne pourrais plus accéder à mon compte en ligne et ne pourrait plus payer mon loyer à cause d’une conne de service qui a décidé d’imposer ses propres vues sur la question en opposition avec ceux qui avaient validé le compte #BanqueBPostale à son origine !

 

Maintenant imaginez une employée qui pourrait modifier votre prénom usuel légal unilatéralement sans votre consentement ?

C’est comme cela que débute la corruption car nous pouvons supposer que si je lui avais proposé 1000€ pour ne rien changer, elle aurait pu ne rien changer.

 

#BanqueBPostale Je vous appelle Gribouille si vous ne me refilez pas 100 Euros !

Depuis 1943 je m’appelle Jean Pierre et ils voudraient maintenant que je m’appelle Jean !

Ils sont complétement malades !

 

#BanqueBPostale

A moins que constatant que l’âge venant nous ne sommes pris que comme des vieux cons sans importance, devant tant de difficultés, nous finissions par nous suicider…

Mais le contrat social avec la Nation ne peut imposer à un citoyen de se taire.

 

 

Mes chers lecteurs, à bientôt pour la suite des évènements grandeur nature…

 

Jean Pierre Bouvier le 16/09/2021

25 décembre 2020

La machine

 


L’homme fixait la route qui dévalait le flanc de la montagne en l’enlaçant de ses méandres. Il attendait là, adossé à un sapin centenaire, dernier monument d’une forêt qui avait changé d’essence pour poursuivre le chemin de son temps selon les intérêts de court-terme de ceux qui l’exploitaient. Il trônait solitaire sur un escarpement, témoin de ce que la fureur des éléments ainsi que l’avidité des hommes n’avaient pu mettre fin à son existence.

L’homme était là, face au ruban sombre de l’asphalte qui s’étirait de l’autre côté de la vallée et que les ans d’un insuffisant entretien avaient crevassé de-ci de-là en obligeant les voitures à aller cahin-caha, les unes jusqu’au sommet, les autres jusqu’au fond de la vallée.

Mais ce jour était spécial, la route avait été fermée pour les raisons qu’un arrêté municipal en rendait obscures et auquel il ne s’était même pas attaché à prendre la peine ne serait-ce que de vouloir y poser son regard.

Il avait eu vent des vraies raisons de la fermeture de cette voie sinueuse et relativement dangereuse et il comprenait bien qu’il avait été pris là, toutes les précautions pour ne point y attirer les foules.

Un de ses parents participant au cœur du projet qu’il avait deviné en avait éventé les causes par une maladresse langagière qui fut elle-même cause du lapsus révélateur qui suivit et dont il avait su interpréter le sens.

Il est des circonstances où à vouloir éviter de faire comprendre les choses à quelqu’un qui en a la faculté ne fait que de lui faire découvrir. Il avait promis d’en conserver le secret et c’est pour cette raison qu’il se trouvait seul dans cet endroit isolé à attendre au pied de son arbre et ressentir les effets de l’adrénaline qui l’envahissait au fur et à mesure que l’heure présumée d’apparition de l’évènement attendu approchait.
Il était venu bien en avant afin de reconnaître les lieux, d’en comprendre l’intérêt, de reconnaître ses pièges.

Il avait des connaissances en géologie et connaissait bien la morphologie du terrain qu’il observait. La route enjambait à chacun de ses niveaux une cascade qui rebondissait d’éperon rocheux en éperons rocheux. Le temps avait été assez mauvais ces derniers jours et le débit de la torrentueuse tombée d’eau était devenu si important qu’il remarqua qu’il s'était créé une dérivation dont le cours semblait se dissoudre sous l’asphalte de la route qu’elle était censée épargner.
Il dirigea plus précisément ses jumelles vers le point précis de l’infiltration et vit que la chaussée s’était effondrée. Il devait être difficile de percevoir cette anomalie lorsque l’on circulait d’amont en aval sauf pour les conducteurs aguerris aux irrégularité des chaussées lorsque des évènements climatiques autant exceptionnels et violents les rendaient impraticables.

Il ne s’attarda pas outre mesure gardant en mémoire ce point particulier du trajet qui à son avis, pouvait poser quelques problèmes inattendus aux organisateurs de l’expérimentation. Et à vrai dire, qui pouvait-il prévenir de cette problématique alors qu’il était censé ne rien savoir ?

Il continua à parcourir la route de son regard et identifia les différents obstacles qui avaient été déposés en quelques endroits qui devaient compliquer la conduite d’un conducteur audacieux et aguerri.

L’heure approchait. Derrière sa passivité apparente, l’excitation de la curiosité le prenait. Sur quel obstacle de ceux qu’il avait identifiés et analysés avec soin, le sort déciderait de l’échec ou de la réussite de l’expérience ?

La vallée courait nord-sud et le front de montagne s’étendait en est. Sur son promontoire il pouvait tout voir, voir l’hélicoptère venant du sud et dont le bruit des pales et du rotor l’avait alerté de son arrivé. Il était haut dans le ciel et devait pouvoir voir le col duquel descendait la route. Il s’y approchait puis se mit à stationner dans l’espace des cent mètres au-dessus de son objectif. Un cameraman devait se trouver à bord afin de produire les images qui plus tard, pourront être exploitées afin de témoigner d’une réussite ou d’un exploit.

Au point le plus haut de la route, il vit apparaître des drones dont la fonction était certainement de prendre des images sous différents angles et de recueillir toutes données susceptibles de permettre de relater les péripéties et d’en analyser ses épisodes successifs.

Enfin, elle apparut dans sa livrée d’un rouge éclatant comme empruntée à une Ferrari pour revêtir une Tesla !

Ses vitres sombres ne permettaient pas de voir l’intérieur mais il savait qu’il n’y avait personne à bord. Elle devait être capable de prouver sa parfaite et entière autonomie. Le voyage qu’elle effectuait faisait partie d’un certain nombre d’autres dont le but était de permettre son homologation à pouvoir circuler librement parmi ses consœurs tenues en laisse.

Il vit la voiture descendre d’une conduite souple ; accélérant, ralentissant, manœuvrant avec intelligence et agilité. Il en était ébahi et sous l’emprise de l’excitation, souhaita même qu’elle parvint jusqu’à la fin de son périple qui devait la qualifier, mais le sort en décida autrement.

Arrivé à l’endroit qu’il avait repéré comme pouvant être un problème, la voiture ne le vit pas. A l’instant où elle posa son pneu droit sur l’asphalte miné par la dérivation d’eau de la cascade, celui-ci s’enfonça d’une hauteur dépassant la garde de sa suspension. L’arrière se souleva d’un coup en la projetant contre la paroi de la montagne. Elle rebondit et retomba sur le toit. Le bruit soudain le fit sursauter.

Ainsi se terminait l’aventure d’une création qui n’était pas encore prête à conquérir le monde.
Ah, ben oui, se prit-il à marmonner : « Ce n’est qu’une machine après tout »!

Désappointé, sur ce constat d’échec, il entreprit de quitter son poste d’observation. S’avançant d’un pas, il buta contre une racine affleurante du sapin et chuta.

Jean Pierre Bouvier le 25 décembre 2020.